Idée innovante : comment les repérer pour les concrétiser ?

Yumana vous partage quelques astuces pour identifier une idée innovante et évaluer son potentiel de réalisation.

Comment repérer rapidement une idée innovante ? 

En entreprise, le caractère innovant d’une idée est multifactoriel. Il ne suffit pas d’établir que cette idée n’existe pas et de confirmer qu’elle est porteuse d’une valeur potentielle. De nombreux éléments liés au contexte, au marché et la temporalité doivent être pris en compte pour déterminer si cette idée est réellement innovante. 

Idée innovante

Une idée innovante est-elle nécessairement une idée révolutionnaire ? 

L’archétype d’une idée innovante est une idée qui modifie en profondeur un produit ou un service ou bien qui transforme un marché existant en créant une valeur nouvelle.  

Pourtant, le caractère innovant d’une idée s’évalue à la lumière de l’impact qu’elle peut avoir sur la performance, qu’elle soit entrepreneuriale, sociétale ou environnementale.  

Ainsi, une idée d’évolution peut avoir un potentiel d’innovation équivalent voire supérieur à une idée de « révolution », pour peu qu’elle puisse se concrétiser plus facilement au sein de l’entreprise. 

« Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue. »

Cette citation de Victor Hugo pourrait à elle seule suffire à illustrer la question du timing dans l’innovation. Le timing est un facteur essentiel dans l’appréciation du caractère innovant d’une idée. Il s’agit d’avoir la bonne idée au bon moment.  

La technologie, la capacité d’observation, l’adéquation avec les attentes du marché, l’intuition et l’audace sont des qualités primordiales pour une idée innovante. Mais ce n’est pas suffisant pour considérer que l’idée est à concrétiser. En effet, une idée qui arrive trop tôt ne peut pas être considérée comme innovante faute de potentiel de réalisation.  

Pour qu’une idée soit appréciée comme innovante il faut donc qu’elle soit réalisable dans un avenir proche. 

Exemple 1 : Le vélo électrique 

Toutes les innovations n’ont pas forcément une date et un nom précis. Le vélo électrique est une tendance dont les racines remontent à 1895 avec le brevet déposé par Odgen Bolton Jr aux États-Unis.

Par la suite, ce produit a été régulièrement optimisé et amélioré. Il est ressorti sur le marché à différentes époques : début du vingtième siècle, années 30, années 70, puis c’est à partir des années 2000, alors que le règne du tout voiture tire lentement à sa fin dans les grandes villes qu’il ressort de nouveau. Un marché qui ne concerne pas que l’Europe, puisque la Chine comptait en 2010, près de 120 millions de vélos électriques. 

Exemple 2 : Le steak de soja 

Sa mise sur le marché est une combinaison de plusieurs facteurs. On retrouve la méfiance grandissante des consommateurs face aux dérives des industries agroalimentaires, la conscience écologique face aux impacts environnementaux de l’élevage et le besoin d’une alimentation plus saine et plus respectueuse. Le marché des produits biologiques, végétariens et végétaliens a décollé, nécessitant de créer de nouveaux produits qui respectent ces critères de qualité apparente.

C’est ainsi que le steak de soja et ses dérivés comme la saucisse végétarienne sont nés. Un produit nouveau qui répond aux besoins des consommateurs, mais qui subit toutefois les foudres des lobbies sur leurs appellations qui sont susceptibles d’induire le consommateur en erreur. Le fait que ça dérange est peut-être une preuve que le produit fonctionne, finalement ! 

Une idée innovante doit-elle toujours être rentable ? 

Personne ne se lance dans un processus d’innovation pour la gloire. Rechercher des idées c’est explorer des territoires connus ou inconnus avec une ambition : améliorer la performance de son organisation.  

De ce fait, la question du retour sur investissement est omniprésente dans toutes les démarches d’innovation. Ainsi, une idée innovante le sera à la condition de porter en elle un potentiel de rentabilité suffisamment élevé pour mériter l’investissement et la prise de risque qu’elle nécessite.  

Plus le potentiel de retour sur investissement est élevé, plus l’idée sera jugée innovante par l’entreprise du fait de sa capacité à participer à son développement. 

Comment réagir face à une idée « trop » innovante ? 

Une idée trop innovante c’est une idée qui bouscule tellement les standards établis que personne ne la comprend ou que personne n’y croit. C’est souvent le cas des idées de rupture qui rebattent les cartes et poussent les organisations à changer complètement de paradigme voir de business model. Alors, certes ces idées sont innovantes si par innovantes nous entendons révolutionnaires.  

Toutefois, comme nous l’avons dit plus haut, pour qu’une idée soit innovante pour l’entreprise il faut qu’elle soit réalisable dans un délai raisonnable par rapport aux attentes du marché. Face à une idée « trop » innovante dont le potentiel est proportionnel au degré d’incertitude de réussite, il convient de mettre en œuvre des dispositifs adaptés tels que l’intrapreneuriat ou l’open innovation. 

A la fin, c’est le marché qui décide 

Depuis 20 ans, la gestion des processus d’innovation tente d’évoluer vers une normalisation. Les entreprises cherchent à se structurer pour rendre leurs processus plus systémiques dans leur capacité à évaluer le caractère innovant des idées. Les modèles d’évaluation se sont concentrés prioritairement sur le fait de révéler le potentiel d’innovation des idées en analysant leur faculté à se réaliser pour répondre aux évolutions du marché.  

Les idées innovantes que recherchent les entreprises ne sont plus nécessairement celles qui questionnent voire révolutionnent le modèle établi mais plutôt celles qui seront au service de leur performance à moyen terme. 

Ofer Attali
Ofer Attali

CTO de Yumana

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